16.09.2009
QUAND LUC MENDEZ PARLE ...
QUAND LUC MENDEZ PARLE ...
Il est intarissable. Il faut dire que le rugby à 13 c'est son oxygène, un grand pouvoir de conviction, des idées précises, voici un cocktail de quelques réponses aux questions que je lui ai posées.
Luc après 2 ans d'arrêt vous vous engagez avec Limoux XIII en tant que manager que ressentez vous ? Quels sont vos objectifs ?
La coupure m'a fait du bien même si je n'ai pas déconnecté du monde du sport. Je me suis attaché à ne pas me laisser distancer sur l'évolution des joueurs et notamment tout ce qui concerne le comportement sportif et extra-sportif, le mental.Mes objectifs sont ciblés et toujours les mêmes à savoir rendre le joueur le plus performant et le plus épanoui possible. De là faire en sorte qu'ensemble les joueurs fassent une équipe compétitive. Je suis donc à la disposition de chaque entraîneur, du préparateur physique, et de chaque équipe. De plus je souhaite créer une identité de jeu propre à tout le club et suivre individuellement tous les joueurs dés l'âge de minime. Challenge vaste et excitant à la fois.
Que pensez-vous de l'évolution du rugby à 13 dans l'hexagone ?
Notre rugby hexagonal souffre actuellement d'un manque de moyens tant humains que financiers. L'évolution du rugby à XIII est faible, très faible et peu de signes d'un redressement sont en vue. Mais il faut espérer qu'à court terme l'on puisse récupérer une tête et des hommes qui dirigent la base. A l'heure actuelle c'est l'inverse qui fonctionne. Tout se fait à la va- vite dans l'urgence, pas bon.
Que pensez-vous de l'évolution du rugby à 13 en Europe et dans l'hémisphère sud ?
Le développement du XIII en Europe est essentiellement anglo-saxon. Les pays latins, d'Europe du nord ne se retrouvent pas dans cette culture. Pire encore les pays de l'est s'en détournent. Quant à l'hémisphère sud il explose littéralement avec l'apport tant sportif que structurel de toutes les cultures et toutes les nations qui le composent. Dans l'hémisphère sud le rugby à XIII est un sport roi.
Les Dragons Catalans et le Toulouse Olympique sont engagés dans des compétions de haut niveau. Pourtant médiatiquement il y a peu de retombées. Pourquoi ? Que faudrait-il faire pour y remédier ?
Les Dragons Catalans sont la seule équipe hexagonale engagée dans une compétition de haut niveau la Super League anglaise et c''est encore trop peu pour frapper aux portes des médias. Toulouse s'ouvre à une autre dimension que le train train du championnat français classique en participant au co-opérative Championship. Cependant à l'heure actuelle il est trop tôt pour définir l'impact réel sportif et médiatique de cet engagement qui, il faut bien l'admettre reste confidentiel.
D'une manière générale pensez-vous que l'argent et le sport font bon ménage ?
L'argent dans le sport doit être recadré. Soit l'on parle « professionnel » et on l'utilise au maximum sans tomber dans des dérives indécentes et provocatrices, soit l'on parle « amateur » et là aucune somme n'est versée, le sportif se paie tout : licence, équipement, assurance, etc...
On peut toujours rêver...
Vous avez une longue carrière de joueur et d'entraîneur. Quels sont vos plus beaux souvenirs rugbystiques ?
Ma carrière de joueur a été longue (15 années senior) tout comme celle d'entraîneur (7 années) il est très difficile de retenir tel ou tel beau souvenir, je ne peux pas en isoler un plus qu'un autre. Au-delà de l'aspect sportif, il y a l'aspect humain, le rapport aux autres qui est au moins aussi enrichissant. Le contact humain c'est la base de l'épanouissement des hommes en général.
09:39 Publié dans interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rugby à 13, luc mendez, entraineur, manager




