20.07.2010
Ô rage ! Ô désespoir ! Ô défaite ennemie …
Ô rage ! Ô désespoir ! Ô défaite ennemie …
La littérature française regorge de titres tous adaptables et adaptés à chacune des péripéties rocambolesques que connaît la saison actuelle (qui s’achève ouf ! Oui ouf !), des Dragons Catalans.
Donc pour ne pas revenir sur la déception de la défaite face aux Crusaders, finalement que l’on encaisse assez bien, la force de l’habitude sans doute, j’ai envie de dire que l’équipe sang et or a mouillé le maillot et j’ai décidé de ne retenir que les éclairs de génie du duo Bosc-Greenshields, les percussions de Jérôme Guisset et Jamel Fakir, la présence rassurante et précieuse de Casey McGuire, et le meilleur pour la fin, l’essai lumineux de Rémi Casty, encore lui ! Oui encore lui !
Voilà !
Maintenant regardons vers le match qui arrive : samedi 24 juillet au stade Aimé Giral à 19 h 30 face à Warrington et posons-nous quelques questions essentielles ?
Qui remplacera Clint Greenshields blessé ?
Qui remplacera Dimitri Pelo puni ?
Quand le retour de David Ferriol ?
Sauront-ils emballer le jeu ?
Sauront-ils se montrer disciplinés ?
Sauront-ils enfin conjurer le mauvais sort ?
Quand on gagne les Saints chez les Saints, comment ne peut-on pas gagner les Crusaders à la maison ?
Dans le doute, toujours dans le doute, tous dans le doute car rien à ce jour ne peut laisser entrevoir une victoire en terre catalane nette et sans bavure, de la belle ouvrage, enfin. Car quoi aller gagner en Angleterre face à une grande équipe chapeau bas messieurs, mais gagner à la maison face à son public, à ses supporters, à sa famille, à toute la famille treiziste, sur ses terres, c’est cela que l’on attend de vous car la coupe des humiliations a largement, généreusement débordée. Par pitié, par décence, un geste, une réaction, un sursaut pour ce match qui va clôturer les deux jours de la grande fête treiziste prévue, mais aussi pour vous messieurs.
A ce jour, à cet instant savez-vous ce que j’aurais pu vous dire messieurs, et bien messieurs à ce jour j’aurais pu vous dire : Dragons Catalans je vous hais, facile et approprié non ? Après réflexion je vous déclare : Dragons Catalans je vous aime moi non plus ! J’espère que vous comprendrez !
00:36 Publié dans coup de blues | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dragons catalans, superleague, warrington
13.02.2010
Je reviendrai à ... Murrayfield
Je reviendrai à …. Murrayfield
Alors que le tournoi des six nations prend sa vitesse de croisière, alors que la France a battu il y a six jours l’Ecosse, je me souviens de ma première fois à Edinburg et à Murrayfield.
C’était l’année dernière à l’occasion du grand Magic Weekend treiziste au cours duquel les 14 clubs de la Super League s’affrontent au rythme de trois matches par jour sur trois jours. Dantesque !
L’Ecosse, Edinburg, ses pubs, ses kilts, son whisky, son haggish, ses cornemuses, des clichés direz-vous non pas du tout, une réalité, un art de vivre dans une ville moderne qui s’est bien adaptée au temps qui passe en préservant son âme.
Arrivée à Newcastle par un atterrissage plutôt rock and roll et sous une pluie battante mon voisin avec un humour so british pardon so scottish me souhaite avec l’accent du cru « welcome in Scotland jolie madame ».
En jupette donc dans le ton, j’ai traversé le tarmac à la vitesse de l’éclair sous les bourrasques glaciales du vent du nord qui tordait mon parapluie de grand couturier français, vraiment pas de respect.
En Ecosse, un 1er mai il ne faut pas s’attendre à la douceur angevine, non c’est rude, gris et mouillé. Tout ce que j’aime !
Pourtant je n’avais qu’une hâte : découvrir Edinburg, la ville du mythique stade de Murrayfield. Je savais, bien évidemment, que je n’entendrais pas « Flowers of Scotland » et je le regrette encore, mais pénétrer dans ce lieu magique c’était comme marquer entre les poteaux et transformer soi-même l’essai : la communion parfaite.
Donc après deux heures de bus à travers la lande écossaise fort verte, où s’égayaient lièvres, faisans et moutons, me voilà arrivée (je n’étais pas seule mais du point de vue de l’énonciation la première personne c’est beaucoup plus simple) à EDINBURG ! J’adore !
Amis lecteurs et lectrices plongez dans tout ce dont je me suis imprégnée en l’espace de trois jours et qui vous donnera peut-être envie de faire de même.
Edinburg c’est grand mais pas trop, c’est gris mais pas trop, c’est froid mais pas trop. C’est une ville du nord avec des accents du sud, je m’explique.
Apparemment austère, sévère, empreinte de majesté, la ville se montre au contraire chaleureuse et vivante. Les murs épais, les interminables et innombrables escaliers qui relient la ville du haut et la ville du bas, les venelles ténébreuses, les longues avenues regorgent de lieux fourmillant de vie. Ici un restaurant intrigant, là un pub qui ne désemplit pas, plus loin une boutique où j’ai trouvé de merveilleux mohairs à offrir, caché dans un sous-sol inquiétant un salon de thé offrant des scones tout chauds un délice parmi les délices.
Et toujours cette vie qui bruit en permanence, hommes en kilts, femmes élégantes.
Les boutiques d’Edinburg ouvrent très tard, 17 heures. Ce n’est pas une plaisanterie tous les jours même le dimanche. Donc impossible de passer à côté du petit cadeau indispensable à ramener.
J’ai déniché au cours de mes vagabondages la petite boutique d’une modiste qu’il faut visiter à tout prix : je ne sais combien de chapeaux j’ai essayé : élégants, comiques, provocateurs, classiques, quel délice !
La boutique est également très riche en articles pour hommes où l’on peut trouver un article indispensable pour les messieurs qui souhaitent tenter le Kilt : le sporran. Comment vous ne savez pas ce qu’est le sporran ? Vous allez trouver j’en suis sûre.
Edinburg c’est aussi la ville où l’on trouve le plus de boutiques de farces et attrapes. Mais oui absolument. Ce que vous avez rêvé pour vous déguiser vous le trouverez à Edinburg. J’ai dénombré pas moins de cinq boutiques dans l’environ proche de mon hôtel : c’est génial.
Pour clore ce trop long billet je tiens à préciser qu’Edinburg n’est pas Londres, on y mange très bien. Ah oui, j’ai essayé le haggish et j’ai aimé à mon grand étonnement.
Voilà c’est tout, je reviendrai à Murrayfield pour sentir sur la peau de mon visage le froid piquant au sortir de la chaleur des pubs, je reviendrai pour écouter mon voisin de tribune parler cette langue gutturale que j’ai beaucoup de mal à comprendre, je reviendrai pour dévorer à pleine dents des scones tout chauds tartinés de crème accompagnés d’un thé brûlant, je reviendrai pour que me frôle encore une fois l’ombre de William Wallace.
Guid bye, see ye efter.
19:06 Publié dans coup de blues | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : murraified, edinburg, ecosse, rugby
01.01.2010
BOXING DAY
Tant qu'il y aura des hommes il y aura du rugby, tant qu'il y aura du rugby il y aura de la poésie, en écrivant de la poésie suis je un homme ?
Bonne année 2010 à ceux qui lisent mon blog, à ceux pour qui j'essaie d'alimenter ce blog, au rugby en général à ses acteurs, à ceux près de moi qui le pratiquent.
BOXING DAY
Dans l’arène glacée ils sont arrivés
Le corps huilé, enveloppés de buée
La foule crie et scande et conspue
Trente hommes forts et décidés
Supporter qui es-tu ? Que veux-tu ?
Aigri, déçu ou déchu
Tu siffles, parfois médis
Avec parcimonie tu applaudis
L’homme en noir, le maudit
Sifflet autour du cou, distribue
Points et cartons au grand dam
Du banc, bras au ciel, vociférant
Alors sous les huées, peu respecté,
Un homme, seul, ballon au pied
Scelle ou brise d’un trait les espoirs
Les regards, trois points. Gagné !
Visages hébétés, trente hommes martyrisés
Ont enfin quitté l’arène hostile et glacée
Chaleur douceur ils ne disent mot
Déçus ou ravis ils ont fait le boulot.
Chantal
10:14 Publié dans coup de blues | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rugby, joueurs, boxing day, bonne année, supporters
03.10.2009
DRAGONS CATALANS 20 / LEEDS RHINOS 27
DRAGONS CATALANS 20/ LEEDS RHINOS 27
La belle aventure s’est arrêtée hier soir au Headingley Carnegie stadium, mais plus aucune équipe ni aucun joueur ni aucun arbitre ni aucun supporter anglais ou français personne absolument personne ne pourra plus regarder de haut les Dragons Catalans. On leur promettait les foudres de l’Enfer cela s’est résumé en un feu de buisson. Oui les Dragons Catalans ont perdu mais on ne peut rien leur reprocher si ce n’est d’avoir craquer en fin de seconde mi-temps pendant cinq minutes, cinq longues minutes pendant lesquelles les Rhinos vont marquer trois magnifiques essais.
Leeds est une équipe exceptionnelle, pourtant au vue de la seconde mi-temps elle a été à portée des Dragons Catalans qui sont revenus au score avec un acharnement d’anthologie, je crois que hier soir malgré la victoire, malgré la leçon de rugby incontestable, les hommes de Kevin Sinfield ont vacillé et connu le frisson du doute, l’anxiété de la défaite, oui hier soir Leeds s’est fait peur et ne viendra plus à Gilbert Brutus l’esprit serein.
Une belle aventure s’est arrêtée hier soir au Headingley Carnegie Stadium tant pis, celle de l’année prochaine sera encore plus belle.
Pour les chanceux qui sont abonnés à Orange, le match sera rediffusé aujourd’hui à 13 h 45.
08:31 Publié dans coup de blues | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dragons catalans, leeds rhinos, super league, demi finale, rugby a 13
16.02.2009
CIRCULEZ Y A RIEN A VOIR
Bon, heu c’est pas tout mais peut-être que je devrais écrire un petit mot sur le week-end rugbystique qui vient de s’achever.
En fait j’ai pas envie d’écrire. Ecrire quoi d’ailleurs ?
Je vais faire ça sous forme de petits paragraphes ordonnés comme à l’école :
1/ LES DRAGONS CATALANS : pour des raisons indépendantes de ma volonté je n’étais pas au match donc je ne dis rien même si j’ai eu un rapport circonstancié, à priori un problème d’allumage ça arrive même aux meilleurs mécaniques. Il faut vite trouver le bon mécano, un petit réglage et c’est reparti, éventuellement un petit conseil de Sébastien Loeb ……..
2/ EDF : pour des raisons dépendantes de ma volonté j’ai vu le match à la télé et après les commentaires pathétiques de F. Galtié et du petit nouveau, les litres de salive et d’encre dispensés et dépensés, j’avoue que je n’ai rien à dire ni à proposer à ces braves garçons, un petit malabar peut-être, mâcher ça empêche de penser. Sinon une petite louche d’âme ne ferait pas de mal mais là je vais avoir un problème j’ai perdu l’adresse du fournisseur.
3/ BAROUDEURS DE PIA : pour des raisons évidentes dimanche prochain j’irai voir les Baroudeurs de Pia et là je suis sûre de me faire plaisir et de faire plaisir à ma cousin Gilles le coatch que j’adore.
Allez circulez y’a rien à voir, je suis de mauvais poil.
21:14 Publié dans coup de blues | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dragons catalans, edf, baroudeurs, pia
23.01.2009
ON PECHE AU GROS A BOURGOIN
ON PECHE AU GROS A BOURGOIN (et ailleurs)
Quand j’étais une petite fille et que mes parents m’emmenaient à la foire de la Saint Martin à Perpignan mon jeu favori c’était la pêche aux canards. Pour trois francs six sous j’avais le droit de pêcher une dizaine de coincoins disparates et tout cabossés. Devant le stand assez miteux où des canards de tous âges suivaient bêtement le circuit d’eau provoquant des bouchons dans les virages, j’élaborais (ben oui) des stratégies. Celui là le plus neuf tout rutilant je suis sûre qu’il vaut plein de points, et l’autre là-bas, il tout neuf aussi je vais me le faire. Alors j’attendais le moment idoine pour chopper l’anneau en métal et j’étais extrêmement fière lorsque je le tendais au forain pour qu’il fasse les comptes. J’étais prête à tous les coups bas pour arriver à mes fins. D’ailleurs quand des pêcheurs téméraires voulaient s'accaparer « mes canards à plein de points », je les poussais non mais ! Personne ne m’empêcherait de choisir et prendre mes canards.
Je ne savais pas encore que cette attitude de petite fille égoïste et capricieuse pouvait se décupler à l’infini dans tous les milieux même dans ceux où, dit-on, de source autorisée on a encore gardé des « valeurs ». Mais arrêtez avec ce mot ! A Bourgoin on ne pêche pas le canard, non on va pêcher au gros. On a repéré depuis longtemps que la zone est poissonneuse à souhait. Là de magnifiques spécimens de marlins, espadons et autres chevaliers du Dauphiné croissent et se multiplient à profusion. Et toutes les techniques sont bonnes, le leurre, la traine, le lancé. Et ça marche forcément pour les jeunes bourrés de testostérone, pour les moins jeunes qui n’ont plus le droit à l’erreur, pour les étourdis, pour les revanchards.
Pourtant on ne peut leur en vouloir lorsqu’un environnement devient décevant, statique ou incertain, d’aller chercher leur toison d’or ce qui n’est pas sans danger. Car danger il y a. A tout vouloir gagner, titres, reconnaissance, argent et ou célébrité on peut tout perdre comme la phalène et autres papillons de nuit qui foncent direct sur les bougies que j’allume en été autour de ma piscine et qui grillent dans l’indifférence la plus totale. La carrière d’un joueur de rugby professionnel au top niveau est finalement courte, environ dix ans entrecoupés de blessures qui sont le lot quotidien de tous les sportifs et la tentation d’aller « ailleurs » légitime.
Mais on ne m’empêchera pas de croire que la stabilité géographique et affective, un environnement à l’écoute, la prudence, la confiance sont autant de clefs pour la réussite. Et lorsque tout un faisceau de circonstances fait que ces éléments ne sont plus réunis, ou parfois un seul, alors c’est la curée.
Les pêcheurs de gros poissons n’ont aucun état d’âme pour arriver à leurs fins. Mes vilains petits canards ne valaient pas grand-chose. En revanche ces poissons là ont une valeur marchande réelle que seuls les très riches peuvent s’offrir au détriment des plus pauvres qui deviendront de plus en plus pauvres car le sac ne fait que commencer. C'est le "privilège" des plus forts.
L’horizon est bien sombre pour certains clubs, coup de mer en vue.
17:16 Publié dans coup de blues | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bourgoin, csbj
02.01.2009
DAKAR : UN ELAN NEUF ?
DAKAR : UN ELAN NEUF ?
Chacun d’entre nous a des repères qui lui sont propres. Le premier janvier a longtemps été pour mon mari et moi synonyme de Dakar.
Avec le recul je me rends compte combien cet évènement a marqué notre existence.
Je ne saurais dire le nombre de fois où nous sommes partis à Sète (de Perpignan c’est la porte à côté) voir la formidable caravane embarquer vers l’Afrique.
Sabine, Pescarolo, Metge, Neveu, Auriol, De Roy, et tous ceux qui à côté des professionnels assuraient le « bling bling » Claude Brasseur, Caroline de Monaco, Johnny Halliday, j’assistais émerveillée à vos entrées triomphantes dans la cité de Paul Valéry et Georges Brassens.
Après la soupe de poissons avalée rapidement dans un restaurant sur le grand canal, nous jouions des coudes pour être au plus prés des barrières qui bordaient « the WALK OF FAME ».
Quelques années plus tard, le DAKAR déboula sur le circuit de Château Lastours dans les Corbières audoises où chaque deux janvier, dés 7 heures du matin dans les tourments d’une Tramontane glacée je cherchais à me mettre à l’abri dans les rares genévriers et cistes rabougris : mais putain je n’aurais pas donné ma place.
Il faut dire qu’on était équipé : plusieurs thermos de café, des sandwiches, des fruits secs, des gâteaux, de quoi tenir un siège, tout était prêt depuis la veille. Emmitouflée, encapuchonnée, gantée je commençais à quitter mon état statutaire dés les premiers bruits de motos. Je ne saurais dire ce que j’éprouvais réellement pendant toutes ces heures perchée sur les talus de caillasses et de terre argileuse parmi des dizaines d’autres mordus. J’écoutais les commentaires, je m’enivrais des odeurs d’échappement et du bruit assourdissant des moteurs, de la poussière ou de la boue. Enfin ! Les camions !
Je les devinais avant de les voir : un murmure insistant, un grondement puissant et régulier jusqu’au moment où ils apparaissaient comme jetés sur la piste caillouteuse dans un rugissement d’enfer. Petit à petit ils approchaient et je me rapprochais du bord du talus, fascinée. Parfois j’ai vu des spectateurs kamikazes au milieu de la piste jusqu’au dernier moment pour prendre des photos de ces magnifiques machines.
Je me souviens des trois occupants harnachés, casqués, sautants et bondissants jusque parfois le plafond de la cabine.
J’attendais le face à face, l’ultime moment où je devrais me jeter au fond du talus pour me protéger des pierres qui giclaient sous leurs pneus. Une fois, le passager de droite d’un de ces équipages m’intima l’ordre de la main de partir me protéger. Je ne sais pas qui il était, je ne me souviens plus du nom du camion, ni de sa couleur mais je me souviens de cette main impérieuse qui me disait va-t-en, vas te mettre à l’abri tu vas te faire fracasser le crâne. J’ai croisé son regard et j’ai sauté en hurlant protégeant ma tête avec mes mains et dés que le camion fut passé, je remontai illico pour voir le suivant et cela jusqu’au dernier. Mon mari me disait que j’étais complètement folle et alors ? C’est quoi le problème ? Ah comme j’ai aimé ces Dakar.
Je ne sais plus qu’elle année le rallye a fait étape à Perpignan : un spectacle dantesque, une foule immense, hétéroclite, internationale, s’était déplacée en nombre pour voir ces engins uniques, parqués entre le pont Arago et l’Espace Méditerranée.
Voilà ce que j’aimais dans ces Dakar, la proximité, la convivialité, l’esprit bon enfant, l’ambiance humaine.
Et puis à Perpignan il y avait Bernard Pascual, le grand, respecté et reconnu par tous les motards d’ici et d’ailleurs, déjà quatre ans qu’il a pris un autre chemin.
Doucement et inexorablement j’ai suivi le Dakar avec moins d’intérêt, trop de morts, de polémiques, de changements, d’éloignements, d’intérêts professionnels, exit le parfum d’aventure. Le Dakar était de plus en plus réservé aux « gros », s’était coupé de sa base populaire et je l’ai remisé dans un coin de ma mémoire.
Quand sera-t-il de ce nouveau « Dakar » ? Ce qui est sûr c’est que je n’irai pas en Amérique latine pour suivre une étape, je ne vous fais pas un dessin.
Pourtant je ne peux m’empêcher de penser que ce nouveau challenge, osé il est vrai, peut être le nouveau départ d’une institution en perte de vitesse dans le cœur des français.
Si les épreuves et les difficultés du parcours donnent du beau spectacle, provoquent de beaux duels, créent du suspens alors ce rallye qui ne laisse personne indifférent retrouvera de son lustre d’antan, ce petit côté pionnier et aventurier que nous aimions, que j’aimais.
En attendant, je souhaite bonne chance à tous les concurrents engagés dans ce premier Dakar outre atlantique, hasta la vista compañeros.
16:33 Publié dans coup de blues | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dakar, rallye, motos, voitures, camions
21.11.2008
NON TOULOUSE N'EST PAS CRUEL
Non Toulouse n'est pas cruel, c'est Bourgoin qui n'est pas réaliste.
Depuis très (trop) longtemps je n'avais pas vu un match en entier, j'ai déjà dit que certains horaires ne me convenaient pas, donc ce soir, horaire honnête je regarde.
Bref, finalement qu'ai-je vu ?
Des berjaliens motivés mais maladroits, des toulousains "amoindris" mais efficaces, la première mi-temps à la faveur de la mêlée berjalienne, l'autre mi-temps pour la mêlée toulousaine, des buteurs en petite forme des deux côtés un coup ça passe, un autre non (Bourgoin laisse 9 points idem pour Toulouse). Alors comment la balance a-t-elle pu basculer pour les rouges et noirs ?
Par hasard ou par génie ? Oh les deux, pour le premier essai, une passe croisée de Michalak vers l'extérieur et hop prend 7 points dans les dents, la défense berjalienne offrant un boulevard à Maleli Kunavore. Et enfin, me semble-t-il hors du temps réglementaire, mais cela a-t-il une réelle importance, Byron Kelleher fait parler sa puissance et sa ruse et vient à bout à lui tout seul de trois défenseurs berjaliens épuisés.
Fred Michalak manque la pénalité presque en face des poteaux ......... Le CSBJ ajoute chichement à sa maigre escarcelle 1 point de bonus défensif (le 8ème). Ah j'oubliais, si mes comptes sont bons pendant la sortie sur carton jaune de Fred Michalak, les toulousains ont marqué 6 points en 10 minutes. Que faisaient les berjaliens ?
Quelqu'un plante-t-il des aiguilles sur une poupée à l'effigie du CSBJ ?
Je ne crois ni au hasard ni à la fatalité chacun est responsable de son destin. Ah oui, le temps c'est vrai, le temps ! Il pleuvait ! Pardon mais ne pleuvait-il pas pour les deux équipes ? Je soupire !
Je n'ai aucun conseil à leur donner, je les soutiens de loin, avec des mots et les mots ont un immense privilège, derrière l'écran, trop rarement au stade, non, aucun conseil, sauf peut-être qu'il est temps de se désinhiber, (Eric Catinot dit que l'équipe est inhibée Midol vert de ce jour). La désinhibition n'était pas pour ce soir encore.
Peut-être vous poserez vous la question : mais qui c'est celle là à faire des commentaires ? Celle là, elle a toujours eu un faible pour les "Chiens Perdus sans colliers". D'aucuns préfèrent brosser des blasons sur certains joueurs fort médiatiques et vendeurs. Chacun ses démons, ses valeurs, ou ses râteliers.
Alors Bourgoin c'est quand que tu me dessines une victoire ?
22:28 Publié dans coup de blues | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : csbj, stade toulousain, top14, michalak, catinot
21.09.2008
WIGAN IS WIGAN
Je ne vais pas vous dire que je saute de joie, je mentirai, mais hier soir, la meilleure équipe sur le terrain c'était WIGAN. Implacables, lucides, chanceux aussi, emmenés par un Trent Barrett éblouissant de classe, ils ont laminé pour la première fois de la saison les Dragons Catalans leur infligeant un 50 à 26 d'anthologie. Il n'y a rien à dire de plus ? Ah non il y a dire justement beaucoup de choses.
WIGAN IS WIGAN : A TEMPLE.
Je salue les vainqueurs qui ne doivent à personne leur écrasante victoire.
Je salue Trent Barrett, homme du match sans conteste.
Que s'est-il passé hier soir chez les Dragons Catalans ?
Fébrilité, pression, choix douteux, transparence de certains cadres, maladresses en cascades, tout oui tout cela à la fois. En rugby à XIII les scores enflent trés vite si il y a faillite d'une équipe.
Hier soir les Dieux du stade c'étaient bien les WARRIORS de WIGAN : ils n'ont pas volé leur place en demi-finale face à LEEDS autre monstre sacré de SUPER LEAGUE.
A ce jour je retiens des Dragons Catalans qu'ils ont écrit une grande page de cette jeune équipe, qu'ils ont ranimé la flamme du rugby à XIII moribond, qu'ils ont créé un engouement médiatique qui n'est pas prés de s'éteindre, que les bases de l'édifice commencées il y a trois ans sont solides ce que ne contredirait pas Monsieur VAUBAN.
Beaucoup de joueurs quittent le club, Mick Potter également. J'espère que l'équipe Dragons Catalans nouvelle mouture sera à la hauteur de l'attente qu'elle a créé cette année.
2008 A ETE UN GRAND CRU. 2009 SERA UNE GRANDE CUVEE.
09:34 Publié dans coup de blues | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : WIGAN, DRAGONS
28.08.2008
DERNIERES CARTOUCHES
Alors que l'été s'étire et qu'août tire ses dernières cartouches, alors que les cartables sont de retour, alors que les premières vendanges ont débuté, les Dragons ont joué et perdu leur dernier match à domicile, la tête déjà ailleurs... Pourtant le 7 septembre la saison va se clôturer chez les Harlequins de Londres, un dernier match comme une pirouette malicieuse.
Mais que cet été fut chaud et bon à Brutus ! Chacune des rencontres avec son lot de joie et déception a permis à chacun et chacune, (j'insiste absolument sur la gens féminine de plus en plus nombreuse et assidue dans les tribunes et pas seulement VIP) de mesurer le chemin parcouru par cette équipe hors du commun.
Je ne souhaite pas donner de noms, j'estime que l'équipe et elle seule à su donner, insufler le frisson du renouveau.
Hier le rugby à XIII fut grand, aujourd'hui il est grandiose et je crois fermement qu'un livre blanc s'ouvre devant les amateurs de ce rugby.
Sans jeter aux oubliettes la "grande époque", il est temps de regarder devant et de construire non pas sur des cendres mais sur de nouvelles bases le PROCHAIN RUGBY A XIII FRANCAIS.
Pour conclure, quelques photos du match contre les "Wildcats" de Wakefield.
19:30 Publié dans coup de blues | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RUGBY XIII, DRAGONS CATALANS











